
La clé pour gagner en distance n’est pas de « moins serrer » votre grip, mais d’adopter une pression dynamique qui transforme la tension en vitesse.
- La pression idéale évolue durant le swing, passant de 3/10 à l’adresse à 7/10 à l’impact pour maximiser le relâchement.
- Le matériel doit être adapté aux conditions de jeu en Suisse : des grips performants sous la pluie et des shafts adaptés à l’altitude sont cruciaux.
Recommandation : Auditez immédiatement votre pression à l’aide d’un test simple pour identifier les freins invisibles à votre vitesse de swing.
Les mains crispées sur le grip, les ampoules qui apparaissent après quelques trous et cette frustrante sensation de forcer pour une distance décevante… Si ce tableau vous est familier, vous n’êtes pas seul. La réaction instinctive de nombreux golfeurs amateurs est de s’agripper au club, pensant que plus la prise est ferme, plus le contrôle sera grand. C’est un réflexe qui, malheureusement, produit l’effet inverse : il freine la tête de club et sabote votre potentiel de vitesse.
On entend souvent des conseils bien intentionnés, comme la fameuse analogie de « tenir un petit oiseau sans l’écraser ». Si l’image est poétique, elle reste trop vague pour être réellement applicable sur le parcours. D’autres se concentrent sur la recherche d’un grip « neutre », oubliant que chaque morphologie est unique. Le problème est que ces approches traitent le grip comme une position statique, une photo à reproduire. Or, la véritable source de puissance se cache ailleurs.
Et si la clé n’était pas la fermeté, mais la fluidité ? Si le grip n’était pas une simple prise, mais une interface de contrôle dynamique ? La solution ne réside pas dans le fait de « moins serrer » de manière uniforme, mais de comprendre comment et quand appliquer la juste pression pour libérer la vitesse naturelle de vos poignets. C’est un changement fondamental de perspective : passer d’une prise de force à un pilotage de vitesse.
Cet article vous guidera à travers cette approche biomécanique. Nous verrons pourquoi une pression excessive est votre pire ennemie, comment positionner vos mains pour un contrôle optimal, et surtout, comment adapter votre matériel, des grips aux shafts, aux conditions spécifiques que l’on rencontre sur les parcours en Suisse, de l’humidité des vallées à l’altitude des Alpes.
Pour naviguer efficacement à travers les concepts clés qui transformeront votre relation avec votre club, voici le plan que nous allons suivre. Chaque section aborde un aspect fondamental, vous donnant des outils concrets pour enfin libérer vos poignets et votre swing.
Sommaire : Maîtriser la pression du grip pour un swing de golf libéré
- Pourquoi serrer trop fort votre club réduit votre vitesse de swing de 15% ?
- Comment placer sa main gauche pour éviter le slice sans changer son swing ?
- Grip Interlock ou Vardon : lequel choisir si vous avez de petites mains ?
- L’erreur de négliger ses grips qui vous fait perdre le contrôle sous la pluie
- Quand changer la taille de ses grips pour corriger une trajectoire en hook ?
- Shaft acier ou graphite : lequel choisir pour une vitesse de swing modérée ?
- Pourquoi le tennis elbow est souvent dû à votre matériel et non à votre geste ?
- Driver puissant : comment gagner 20 mètres sans forcer avec une vitesse de swing lente ?
Pourquoi serrer trop fort votre club réduit votre vitesse de swing de 15% ?
La croyance populaire veut que « tenir fermement » équivaut à « mieux contrôler ». En biomécanique du golf, c’est une hérésie. Lorsque vous serrez excessivement le grip, vous contractez non seulement les muscles de vos mains, mais aussi ceux de vos avant-bras et de vos épaules. Ces muscles antagonistes entrent en conflit, créant une rigidité qui agit comme un frein sur votre swing. Le club ne peut plus se déplacer librement et la vitesse de la tête de club, principale source de distance, chute drastiquement. Cette tension empêche la création du « lag », ce retard de la tête de club par rapport aux mains qui est essentiel pour emmagasiner et restituer de l’énergie à l’impact.
Le légendaire golfeur Colin Montgomerie a résumé ce problème de manière frappante, comme le rapporte un utilisateur sur le forum Golf Technic :
Dans tous mes pro-ams, je n’ai jamais vu un amateur ne pas serrer assez le club mais je vois 8 joueurs sur 10 le serrer trop fort
– Colin Montgomerie, Forum Golf Technic
Le secret n’est donc pas une pression faible et constante, mais une pression dynamique : légère à l’adresse pour favoriser la souplesse, et qui n’augmente que très brièvement au moment de l’impact pour assurer la stabilité. Une pression de 3 ou 4 sur une échelle de 10 à l’adresse est un excellent point de départ. Pour savoir si vous êtes dans la bonne zone, vos avant-bras doivent rester souples et détendus. Si vous voyez les tendons saillir, c’est que vous serrez déjà trop.
Plan d’action : Votre test de pression idéale sur le grip
- Points de contact : Tenez le club à la verticale, tête en haut, avec votre pression de jeu habituelle.
- Collecte : Relâchez très progressivement la pression jusqu’au point exact où la tête du club commence à glisser entre vos doigts. Mémorisez cette pression minimale (1/10).
- Cohérence : Remontez à une pression que vous estimez à 3 ou 4 sur 10. C’est votre pression cible pour l’adresse. Faites quelques swings d’échauffement en maintenant cette sensation.
- Mémorabilité/émotion : Durant le swing, la pression ne doit augmenter que lors de la phase d’impact (maximum 7/10) avant de se relâcher immédiatement. Le reste du temps, la souplesse prime.
- Plan d’intégration : Vérifiez pendant votre routine que vos avant-bras restent détendus. Si ce n’est pas le cas, revenez à l’étape 2 et recalibrez votre sensation de pression minimale.
Comment placer sa main gauche pour éviter le slice sans changer son swing ?
Pour un golfeur droitier, la main gauche (main du dessus) est le gouvernail du swing. C’est elle qui dicte majoritairement l’orientation de la face de club à l’impact. Un placement incorrect est l’une des causes principales du slice, cette trajectoire de balle qui part à gauche pour finir loin à droite. Souvent, les joueurs ayant un grip de main gauche dit « faible » (paume trop tournée vers la cible) laissent la face de club s’ouvrir au sommet du swing et n’arrivent pas à la refermer à temps. La solution n’est pas forcément de réinventer votre geste, mais de corriger ce point de contact fondamental.
Le secret réside dans le contrôle exercé par les derniers doigts. Comme le met en avant une analyse des fondamentaux du grip, le positionnement correct de la main gauche est crucial. Laurent Morin, un coach basé en Suisse, a développé une approche particulièrement efficace pour les amateurs.
Étude de cas : La correction du grip gauche par Laurent Morin
Laurent Morin, concepteur de la méthode Universal Golf Swing, a constaté que 75% du contrôle du club provient des trois derniers doigts de la main gauche (auriculaire, annulaire et majeur). Son approche, qui a aidé de nombreux amateurs suisses à corriger leur slice, consiste à s’assurer que le club est tenu « dans les doigts » et non dans la paume. Un bon repère est de pouvoir voir deux, voire trois, phalanges de votre main gauche lorsque vous regardez votre grip à l’adresse. Cette position, légèrement « forte », aide naturellement la face de club à se refermer durant le downswing, transformant un slice en une trajectoire droite ou en léger draw.
Ce positionnement de la main gauche est un prérequis pour une bonne action des poignets. Il assure que le club est bien positionné pour que les poignets puissent s’armer et se libérer efficacement, sans manipulation excessive.

Comme le montre cette image, l’angle formé par le pouce et l’index de la main gauche doit pointer vers votre épaule droite. C’est un indicateur simple mais puissant que votre main est dans une position forte et fonctionnelle, prête à contrôler la face du club sans effort conscient durant le swing.
Grip Interlock ou Vardon : lequel choisir si vous avez de petites mains ?
Une fois la pression et le placement de la main gauche maîtrisés, la question se pose de savoir comment unir les deux mains. Les deux méthodes les plus populaires sont le grip Interlock (où l’auriculaire de la main droite s’entrecroise avec l’index de la main gauche) et le Vardon, aussi appelé Overlap (où l’auriculaire droit se pose sur l’espace entre l’index et le majeur gauches). La sagesse conventionnelle suggère souvent l’Interlock pour les petites mains et le Vardon pour les plus grandes, mais la réalité est plus nuancée, surtout dans un climat comme celui de la Suisse.
L’Interlock, popularisé par des légendes comme Jack Nicklaus et Tiger Woods, offre une sensation de mains très unifiées et une grande stabilité. Ce « verrouillage » peut être particulièrement rassurant et efficace par temps humide. Cependant, il peut parfois restreindre légèrement la mobilité des poignets. Le Vardon, utilisé par environ 90% des professionnels du circuit, favorise une plus grande liberté et un meilleur « toucher », mais peut sembler moins sécurisant sous la pluie si les grips ne sont pas en parfait état.
Le choix dépend de votre morphologie, mais aussi de vos sensations et des conditions de jeu. Une analyse comparative récente met en lumière ces différences pour vous aider à décider.
| Critère | Grip Interlock | Grip Vardon |
|---|---|---|
| Taille des mains | Idéal pour petites mains | Préférable pour mains moyennes à grandes |
| Stabilité par temps humide | Excellente (verrouillage fort) | Bonne mais moins sécurisante |
| Mobilité des poignets | Légèrement réduite | Maximale |
| Utilisateurs célèbres | Tiger Woods, Jack Nicklaus | 90% des pros du tour |
| Adaptation climat suisse | Recommandé (pluie fréquente) | Nécessite gants de qualité |
Pour un joueur amateur en Suisse, où les averses ne sont pas rares, l’Interlock peut offrir un avantage de sécurité non négligeable. Cependant, il n’y a pas de règle absolue. Le meilleur conseil est d’expérimenter les deux options au practice et de choisir celle qui vous procure le plus de confort et de confiance, tout en permettant à vos poignets de bouger librement.
L’erreur de négliger ses grips qui vous fait perdre le contrôle sous la pluie
Vous pouvez avoir la meilleure technique du monde, si l’interface entre vos mains et le club est défaillante, votre jeu s’effondrera. C’est exactement ce qui se passe avec des grips usés. Avec le temps, la sueur, la saleté et les UV, le caoutchouc des grips perd son adhérence, devient lisse et dur. Votre réaction inconsciente à cette perte d’adhérence est simple : vous serrez plus fort. Vous entrez alors dans un cercle vicieux où le matériel défaillant vous force à adopter une technique nuisible (pression excessive), qui à son tour détruit votre vitesse de swing.
Ce problème est décuplé sous la pluie, une condition fréquente sur les parcours suisses. Un grip usé et humide devient une véritable savonnette. Le club risque de tourner dans vos mains à l’impact, envoyant la balle dans n’importe quelle direction. Avoir des grips en bon état n’est pas un luxe, c’est une condition sine qua non pour maintenir une pression légère et garder le contrôle par temps humide.

La différence entre un grip neuf et un grip usé, comme le montre cette image, est flagrante. Les rainures et la texture d’un grip neuf sont conçues pour évacuer l’eau et maintenir une friction maximale, vous permettant de tenir le club avec une pression minimale même sous une averse. Un grip « All-Weather » ou cordé est un excellent investissement pour tout golfeur régulier en Suisse. L’entretien est également clé : un nettoyage régulier à l’eau savonneuse peut prolonger leur durée de vie et restaurer une partie de leur adhérence.
En Suisse, compte tenu des variations de température et de l’humidité, la recommandation générale est de changer ses grips au moins une fois par an, ou tous les 40 parcours. C’est l’un des changements les moins chers et les plus impactants que vous puissiez faire pour votre jeu.
Quand changer la taille de ses grips pour corriger une trajectoire en hook ?
Si un grip trop faible favorise le slice, un grip trop actif peut entraîner l’effet inverse : le hook, cette balle qui démarre en ligne et tourne violemment à gauche. Ce phénomène est souvent lié à des mains qui se « referment » trop vite à l’impact. Une des causes matérielles peut être une taille de grip inadaptée. Un grip trop fin pour vos mains peut encourager une action excessive des doigts et une rotation trop rapide de l’avant-bras droit, claquant la face du club à gauche.
Augmenter la taille du grip (en ajoutant des couches de ruban adhésif sous le grip ou en choisissant un modèle « Midsize » ou « Jumbo ») peut aider à calmer cette rotation. Un grip plus épais remplit mieux la main et limite l’action parasite des doigts, favorisant une libération plus passive et contrôlée du club. Cependant, il faut se méfier des solutions miracles. La taille du grip n’est pas toujours la coupable.
Parfois, le problème de hook, tout comme le slice, provient avant tout d’une pression inadaptée, comme en témoigne l’expérience d’un joueur amateur sur un parcours suisse bien connu.
J’ai joué pendant deux ans avec un hook persistant au Golf de Bossey. Mon pro m’a fait essayer différentes tailles de grips avant de réaliser que le problème venait de ma pression excessive, pas de la taille. En travaillant sur une pression plus légère avec mes grips standards, mon hook a disparu en quelques semaines.
– Joueur amateur, Golf Passion
Ce témoignage est une leçon essentielle : avant de modifier radicalement votre matériel, auditez d’abord vos fondamentaux. Un hook peut être le symptôme d’une pression trop forte dans la main droite qui cherche à « forcer » la puissance, ou d’une mauvaise coordination. Si, après avoir travaillé sur une pression plus légère (3-4/10), le hook persiste, alors un fitting de la taille de vos grips devient une étape logique à envisager avec un professionnel.
Shaft acier ou graphite : lequel choisir pour une vitesse de swing modérée ?
La discussion sur le grip est indissociable de celle sur le shaft, le véritable moteur du club. Pour les joueurs avec une vitesse de swing modérée (typiquement en dessous de 90 mph avec un driver), le choix entre un shaft en acier et un shaft en graphite est crucial. Traditionnellement, l’acier est associé à la précision et au contrôle, tandis que le graphite est synonyme de légèreté et de vitesse. Pour un joueur qui cherche justement à relâcher ses poignets et à gagner en vitesse, le graphite est souvent la meilleure option.
Un shaft plus léger permet d’augmenter plus facilement la vitesse de la tête de club sans forcer. De plus, les shafts en graphite ont la capacité d’absorber une partie des vibrations à l’impact, ce qui est beaucoup plus confortable pour les joueurs sujets aux douleurs articulaires comme le tennis elbow. Cette caractéristique est particulièrement intéressante dans le contexte du jeu en altitude, fréquent en Suisse. En effet, l’air y est moins dense, ce qui réduit la résistance et augmente la distance de vol de la balle. Une étude menée au Golf Club de Crans-sur-Sierre, situé à 1500 mètres, montre que les balles parcourent en moyenne 15% de distance supplémentaire par rapport au niveau de la mer.
Dans cet environnement, un shaft en graphite offre un double avantage. Sa légèreté aide à maximiser la vitesse du club pour tirer parti de l’altitude, tandis que ses propriétés permettent un meilleur contrôle de la trajectoire dans cet air moins dense. L’expérience des pros locaux à Crans-sur-Sierre a conduit de nombreux amateurs suisses à opter pour des shafts en graphite même pour leurs fers, une tendance qui se confirme pour les vitesses de swing modérées.
Choisir un shaft adapté à sa vitesse (par exemple, un shaft « Regular » ou « Senior » en graphite) est une étape aussi importante que de choisir le bon grip. C’est l’association des deux qui créera un club équilibré et facile à jouer, vous encourageant à relâcher la pression et à laisser le matériel travailler pour vous.
Pourquoi le tennis elbow est souvent dû à votre matériel et non à votre geste ?
Le « tennis elbow » (ou épicondylite latérale) est une douleur lancinante à l’extérieur du coude, un fléau pour de nombreux golfeurs. L’instinct est souvent de blâmer son propre swing, une « mauvaise » technique, ou un manque d’échauffement. Si ces facteurs peuvent jouer un rôle, la cause première est très souvent cachée dans votre sac de golf : votre matériel. Frapper des centaines de balles avec des clubs inadaptés, c’est comme courir un marathon avec des chaussures trop petites ; la blessure est presque inévitable.
Deux coupables principaux sont à pointer du doigt. Premièrement, des grips trop durs ou trop fins. Un grip usé et durci ne remplit plus son rôle d’amortisseur. Chaque impact, surtout sur un tapis de practice ou un sol dur, envoie une onde de choc qui remonte directement dans votre avant-bras. Un grip trop fin vous oblige à serrer plus fort, augmentant la tension sur les tendons. Deuxièmement, un shaft trop rigide pour votre vitesse de swing. Un shaft « Stiff » ou « X-Stiff » joué par un amateur à vitesse modérée ne se « charge » pas correctement et transmet des vibrations brutales au corps.
Comme le souligne Paul Lambersens, un coach professionnel basé en Suisse, il est crucial de s’appuyer sur des faits mesurables plutôt que sur des idées reçues.
Des informations basées sur la science et non sur des croyances pour en finir avec les idées reçues au golf
– Paul Lambersens, Coach professionnel
Cette approche scientifique s’applique parfaitement au diagnostic des douleurs. Avant de vous lancer dans une refonte complexe de votre swing, faites un audit de votre matériel. Passer à des grips plus tendres et de taille adaptée, ainsi qu’à des shafts en graphite (qui absorbent mieux les vibrations), peut souvent résoudre le problème de tennis elbow sans changer une seule virgule à votre geste. C’est une démonstration parfaite que le matériel doit être au service de votre corps, et non l’inverse.
À retenir
- La pression du grip est dynamique : elle doit être légère à l’adresse (3/10) et n’augmenter qu’à l’impact (7/10) pour libérer la vitesse.
- Pour un droitier, le contrôle vient de la main gauche : 75% de la maîtrise de la face de club est assurée par les trois derniers doigts.
- Le matériel est clé en Suisse : des grips « All-Weather » pour la pluie et des shafts en graphite pour l’altitude sont des choix stratégiques.
Driver puissant : comment gagner 20 mètres sans forcer avec une vitesse de swing lente ?
Gagner 20 mètres au driver semble être un objectif réservé aux jeunes athlètes capables de générer des vitesses de swing phénoménales. Pourtant, pour de nombreux amateurs à vitesse modérée, ce gain de distance est tout à fait accessible, et la clé ne se trouve pas dans la force brute, mais dans l’efficacité. Elle réside dans l’application de tous les principes que nous venons de voir : une pression de grip légère qui permet une libération maximale des poignets.
Lorsque vous tenez le driver avec une pression de 3 ou 4 sur 10, vos poignets restent souples. Durant le backswing, ils peuvent s’armer naturellement et complètement au sommet, créant un angle maximal. C’est le fameux « lag ». En initiant le downswing avec le bas du corps (les hanches) plutôt qu’en tirant avec les mains, vous permettez à cet angle de se maintenir le plus longtemps possible. La vitesse s’accumule de manière exponentielle et est libérée au tout dernier moment, tel un coup de fouet. C’est ce qui produit une vitesse de tête de club élevée sans aucune sensation d’effort.
Jouer en altitude, comme au Golf de Crans-Montana, exacerbe ce phénomène. L’air moins dense réduit la friction, et un swing efficace peut se traduire par des gains de distance spectaculaires. Les professionnels qui y jouent le savent : ce n’est pas en forçant plus, mais en optimisant le relâchement qu’ils exploitent pleinement les conditions. Maintenir une pression modérée est la clé pour maximiser ce « lag » et profiter de l’effet de l’altitude.
Pour y parvenir, une séquence précise doit être respectée :
- Adopter une pression de 3-4 sur 10 à l’adresse.
- Maintenir les poignets souples durant le backswing pour permettre un armement maximal au sommet.
- Initier le downswing par la rotation des hanches, en laissant les bras et les mains « suivre ».
- Laisser le lag se créer naturellement, sans chercher à « jeter » le club avec les mains.
- Augmenter légèrement la pression à l’impact (5-6 sur 10) pour stabiliser la face.
- Finir le geste en équilibre complet, avec une pression relâchée.
Pour mettre ces conseils en pratique, la prochaine étape logique est de réaliser le test de pression sur votre propre grip et d’auditer l’état de votre matériel. C’est le chemin le plus direct pour transformer votre frustration en distance et en plaisir de jeu.
Questions fréquentes sur le grip de golf et son entretien
À quelle fréquence changer ses grips en Suisse ?
Avec l’humidité et les variations de température en Suisse, il est recommandé de changer ses grips tous les 40 parcours ou une fois par an minimum, même s’ils ne semblent pas visiblement usés. La perte d’adhérence est progressive et souvent imperceptible.
Comment entretenir ses grips après une partie sous la pluie ?
Après une partie humide, il est crucial de sécher immédiatement chaque grip avec une serviette absorbante. Laissez ensuite les clubs sécher à température ambiante, mais jamais près d’un radiateur ou d’une source de chaleur directe qui pourrait dessécher et craqueler le caoutchouc. Un nettoyage mensuel avec de l’eau tiède savonneuse et une brosse douce aidera à maintenir leur adhérence.
Quels grips choisir pour le climat suisse ?
Pour faire face à l’humidité fréquente, privilégiez les grips « All-Weather » qui sont conçus pour offrir une excellente performance sur le sec comme sur le mouillé. Les modèles avec une technologie « cord » (un fil de coton tissé dans le caoutchouc) ou les grips hybrides qui combinent du caoutchouc tendre sur la partie basse et du cord sur la partie haute sont d’excellents choix pour garantir un contrôle maximal en toutes circonstances.