
Penser qu’un fitting de golf est une dépense de luxe est l’erreur qui coûte le plus cher aux golfeurs amateurs en Suisse.
- Le matériel standard force 80% des joueurs à développer des compensations techniques qui coûtent des coups et freinent la progression.
- Un fitting professionnel optimise votre efficacité biomécanique, traduisant directement vos efforts en distance et en précision, pour un gain quantifiable sur la carte de score.
Recommandation : Considérez le fitting non comme un coût additionnel, mais comme un audit de performance de votre matériel, dont l’investissement est amorti en évitant des changements de clubs prématurés et en abaissant durablement votre handicap.
Vous vous entraînez régulièrement, vous prenez des leçons, et pourtant, votre handicap stagne autour de 20. Chaque partie ressemble à la précédente : quelques bons coups, mais trop d’erreurs inexplicables qui alourdissent la carte de score. Frustrant, n’est-ce pas ? L’instinct pousse souvent à chercher la solution dans un nouveau driver « miracle » ou la dernière série de fers vue sur le Tour. On pense que la technologie seule va corriger nos faiblesses, un réflexe coûteux et souvent inefficace.
La discussion tourne vite autour du matériel. On entend tout et son contraire sur les forums : certains ne jurent que par une marque, d’autres par la rigidité d’un shaft, sans jamais considérer la seule variable qui compte vraiment : vous. La plupart des articles se contentent de décrire les bénéfices vagues d’un fitting, comme la « confiance » ou la « régularité ». Mais pour un golfeur en Suisse, où chaque investissement est réfléchi, ces arguments ne suffisent pas. La vraie question est d’ordre financier et performantiel : est-ce rentable ?
Et si le véritable levier de performance n’était pas dans l’achat d’un club plus cher, mais dans l’optimisation parfaite de celui-ci à votre swing unique ? Si chaque club standard que vous jouez représentait une « fuite de performance » qui vous coûte non seulement des coups, mais aussi de l’argent sur le long terme ? C’est cet angle, celui de la rentabilité, que nous allons décortiquer. Nous allons prouver, chiffres à l’appui, qu’un fitting n’est pas une dépense, mais l’investissement le plus intelligent pour votre golf.
Cet article va vous guider à travers les mécanismes précis qui expliquent comment un ajustement sur mesure se traduit directement en coups gagnés sur le parcours. Nous analyserons les coûts, les bénéfices et les signes qui indiquent que votre équipement actuel travaille contre vous, pour vous donner toutes les clés d’une décision éclairée et rentable.
Sommaire : Le guide de la rentabilité du fitting de golf en Suisse
- Pourquoi acheter des clubs standards est une perte d’argent pour 80% des amateurs ?
- Comment se déroule une séance de fitting professionnelle avec analyse TrackMan ?
- Shaft acier ou graphite : lequel choisir pour une vitesse de swing modérée ?
- Les signes qui prouvent que vos clubs actuels ruinent votre posture
- Quand refaire un fitting : les 3 indicateurs de changement morphologique ou technique
- Têtes de driver 460cc vs compactes : laquelle pardonne le mieux les décentrages ?
- Pourquoi la vitesse de tête de club compte plus que la masse musculaire ?
- Grip de golf : comment trouver la pression idéale pour libérer les poignets ?
Pourquoi acheter des clubs standards est une perte d’argent pour 80% des amateurs ?
L’idée d’acheter des clubs « sur étagère » est séduisante : c’est rapide et perçu comme moins cher. En réalité, pour l’immense majorité des golfeurs amateurs, c’est un très mauvais calcul financier. Un club standard est conçu pour une personne « moyenne » qui n’existe pas. Il ne correspond ni à votre taille, ni à votre vitesse de swing, ni à votre posture. Résultat ? Dès le premier coup, votre corps va instinctivement créer des compensations pour s’adapter au matériel. Un club trop plat ? Vous allez vous redresser. Un shaft trop souple ? Vous allez ralentir votre swing pour ne pas « disperser ». Ces ajustements inconscients sont le principal frein à votre progression et la source de vos irrégularités.
Pire encore, ce matériel inadapté vous coûte de l’argent de deux manières. Premièrement, par son inefficacité. Chaque coup raté, chaque balle perdue à cause d’une trajectoire non maîtrisée a un coût, ne serait-ce qu’en plaisir de jeu. Deuxièmement, il mène à un cycle de renouvellement coûteux. Persuadé que le problème vient du club, vous en achèterez un autre un an ou deux plus tard, sans jamais résoudre la cause racine. Un fitting initial, bien que représentant un coût de départ, permet d’amortir votre matériel sur 5 à 7 ans car il est parfaitement adapté et évoluera avec vous.
L’analyse financière est sans appel, comme le montre cette comparaison des coûts en Suisse. L’investissement dans un fitting est rapidement rentabilisé non seulement en score, mais aussi en évitant des dépenses inutiles.
| Type de clubs | Prix clubs standards | Prix avec fitting | Économie potentielle sur 2 ans |
|---|---|---|---|
| Driver | CHF 349-549 | CHF 449-649 + fitting 100 CHF | 5 coups × 30 parties × 120 CHF = 600 CHF |
| Série de fers | CHF 839-1199 | CHF 939-1299 + fitting 100 CHF | Évite un changement prématuré (~800 CHF) |
Cette logique est confirmée par les retours d’expérience. Le service, même premium, est perçu comme un investissement judicieux, comme en témoigne ce joueur amateur sur un forum spécialisé après une visite chez un fitter à Genève.
Étude de cas : l’expérience d’un fitting premium à Genève
Un joueur amateur partage son retour sur le forum Golf Technic : après avoir investi 450 CHF pour un fitting complet chez True Spec à Genève, il a identifié le shaft parfait pour son jeu en seulement quatre essais. Il souligne que le fitter, Sacha, a utilisé une analyse pointue et un panel de matériel extrêmement large pour trouver la combinaison idéale. Malgré un prix qui peut sembler élevé, il décrit le service comme « exceptionnel » et les conditions de test comme optimales, validant la pertinence de la démarche pour qui cherche une réelle performance.
Accepter de jouer avec du matériel non adapté, c’est accepter de laisser des points sur le parcours et de jeter des francs par la fenêtre. La question n’est donc pas « puis-je me permettre un fitting ? », mais plutôt « puis-je me permettre de ne pas en faire ? ».
Comment se déroule une séance de fitting professionnelle avec analyse TrackMan ?
Loin d’être une simple discussion autour d’un café, une séance de fitting moderne est un processus scientifique rigoureux. L’objectif est de transformer des données objectives en un équipement parfaitement synchronisé avec votre biomécanique. Au cœur de cette analyse se trouve une technologie comme le TrackMan, un radar Doppler qui capture plus de 20 paramètres de votre swing et du vol de la balle à chaque frappe. Il ne s’agit plus de « sensations », mais de faits mesurables : vitesse de club, angle d’attaque, spin rate, trajectoire, etc.
Le clubfitter agit comme un traducteur. Il interprète ces données pour identifier les « fuites de performance » de votre matériel actuel. Par exemple, un spin rate trop élevé avec votre driver peut vous coûter 15 à 20 mètres de distance. Le fitter va alors tester différentes combinaisons de têtes et de shafts pour trouver celle qui optimise ce paramètre, vous faisant gagner de la distance sans changer votre swing. C’est un dialogue entre le joueur, le technicien et la machine, visant un unique but : l’efficacité maximale.
Ce processus démystifie le choix du matériel. Vous voyez en temps réel sur l’écran l’impact d’un shaft plus léger ou d’un loft différent. La décision n’est plus basée sur le marketing d’une marque, mais sur des données chiffrées et personnalisées. C’est cette approche analytique qui garantit la rentabilité de l’investissement : chaque franc dépensé est justifié par un gain de performance visible et mesurable.

Comme vous pouvez le voir, la précision de l’analyse permet d’isoler chaque variable pour construire le club parfait. Le processus se déroule généralement en plusieurs étapes claires et logiques, permettant de valider chaque choix de composant.
Votre plan d’action pour un fitting réussi : les 4 étapes clés
- Analyse du moteur : Le fitter mesure votre vitesse de swing pour déterminer la flexibilité de shaft requise (graphite ou acier), qui est la base de la performance.
- Optimisation du poids : Essai de différents poids de shaft pour trouver celui qui favorise un chemin de club optimal et un centrage de balle régulier.
- Ajustement des angles : Détermination du loft et du lie idéaux en fonction de votre angle d’attaque et de votre posture pour garantir une face de club square à l’impact.
- Validation par la data : Comparaison en temps réel sur le simulateur des performances (distance, dispersion, régularité) entre votre ancien club et les nouvelles combinaisons testées.
Investir dans une séance de fitting, c’est donc s’offrir une clarté absolue sur ce qui fonctionne pour vous, et éliminer pour de bon le doute qui vous freine sur le parcours.
Shaft acier ou graphite : lequel choisir pour une vitesse de swing modérée ?
Le choix du shaft est souvent la question la plus déroutante pour un golfeur amateur. C’est le moteur du club, et un mauvais choix peut ruiner les performances de la plus belle des têtes. La distinction classique entre acier et graphite est souvent simplifiée à l’extrême. On entend fréquemment sur les forums des avis tranchés, comme le souligne ce golfeur expérimenté.
Si tu cherches de la distance conserve le shaft en graphite, mais si tu vises plus de précision en acceptant l’idée de perdre de la distance, prends de l’acier.
– Golfeur expérimenté, Forum Golf Technic
Cette affirmation, bien que partant d’une bonne intention, est incomplète et potentiellement trompeuse pour un joueur avec une vitesse de swing modérée. Pour un golfeur dont la vitesse de driver est inférieure à 90-95 mph, la question n’est pas « distance contre précision », mais « comment maximiser les deux ?« . Le graphite, plus léger, permet de générer plus facilement de la vitesse de club. C’est un fait mécanique. Forcer un swing modéré à jouer des shafts en acier (souvent plus lourds et rigides) est contre-productif : cela demande plus d’effort pour moins de vitesse, et donc moins de distance.
La technologie des shafts graphite a énormément évolué. Aujourd’hui, il existe des modèles très stables qui rivalisent avec l’acier en termes de dispersion, tout en offrant le bénéfice de la légèreté. Pour un golfeur intermédiaire ou senior, le choix est donc clair d’un point de vue de la performance. Les experts du fitting sont unanimes sur ce point : en dessous d’un certain seuil de vitesse, le graphite n’est pas une option, c’est une nécessité pour ne pas perdre en performance. En effet, il est largement admis que pour une vitesse inférieure à 75 mph (120 km/h), le graphite est vivement recommandé.
Le fitting permet justement de déterminer ce seuil. Si votre vitesse est dans cette zone « modérée », le fitter vous orientera vers un shaft graphite adapté à votre tempo, vous faisant gagner en facilité et en distance sans sacrifier la précision. Jouer de l’acier dans ce cas serait une erreur qui vous coûterait de précieux mètres sur chaque mise en jeu et chaque attaque de green.
En résumé, ne vous laissez pas influencer par l’image « pro » de l’acier. Pour un swing modéré, le graphite est un allié de performance bien plus rentable.
Les signes qui prouvent que vos clubs actuels ruinent votre posture
Votre corps est une machine incroyablement intelligente. Face à un outil inadapté, il trouvera toujours un moyen de compenser. Le problème est que ces compensations, au golf, se paient cash en termes de score et parfois même de douleurs physiques. Si vous reconnaissez l’un des signes suivants, il est très probable que vos clubs soient la cause racine de vos problèmes, bien plus que votre technique elle-même.
Le premier indicateur est la trajectoire de balle systématique. Vos balles partent constamment en « slice » (vers la droite pour un droitier) ou en « hook » (vers la gauche) ? Bien sûr, le chemin de club est en cause, mais pourquoi votre chemin de club est-il ainsi ? Souvent, un club dont le « lie » (l’angle entre le shaft et la semelle) est trop « upright » (vertical) favorisera le hook, tandis qu’un lie trop « flat » (plat) encouragera le slice. Vous pouvez prendre des leçons pendant des mois pour corriger votre chemin, mais si le club vous y pousse, c’est un combat perdu d’avance.
Le deuxième signe est l’irrégularité des contacts. Vous touchez la balle tantôt en bas de la face (la « gratte »), tantôt en haut (la « balle topée »). Cela provient souvent d’un club dont la longueur n’est pas adaptée. Un club trop long vous force à vous redresser pendant le swing, provoquant des tops. Un club trop court vous oblige à trop vous pencher, entraînant des grattes et des douleurs lombaires. Vous pensez que c’est un problème de rythme, alors que c’est simplement un problème de géométrie. Votre corps essaie de trouver une posture athlétique, mais le club l’en empêche.
Enfin, écoutez votre corps après une partie. Des douleurs récurrentes au dos, aux poignets ou aux coudes ne sont pas une fatalité du golf. Elles sont souvent le symptôme de shafts trop lourds ou trop rigides pour vous, qui transmettent des vibrations néfastes à l’impact. Un shaft adapté à votre vitesse et à votre sensibilité absorbe une partie de ces chocs. Ignorer ces signaux, c’est risquer une « fuite de performance » chronique qui se transformera en blessure, vous coûtant bien plus cher qu’un fitting.
Ces symptômes ne sont pas des faiblesses de votre part, mais des alertes. Les identifier et les corriger via un fitting, c’est reprendre le contrôle de votre jeu et de votre bien-être physique.
Quand refaire un fitting : les 3 indicateurs de changement morphologique ou technique
Un fitting n’est pas gravé dans le marbre pour l’éternité. Votre corps et votre swing évoluent, et votre matériel doit suivre cette évolution pour rester performant. Penser qu’un fitting réalisé il y a 5 ans est toujours d’actualité est une erreur. Il y a trois indicateurs principaux qui doivent vous alerter qu’il est temps de retourner voir votre clubfitter pour un contrôle, voire un nouvel ajustement.
Le premier indicateur est un changement morphologique significatif. Avez-vous pris ou perdu du poids de manière notable (plus de 5-7 kg) ? Avez-vous suivi un programme de renforcement musculaire qui a modifié votre force ou votre souplesse ? Ces changements impactent directement votre vitesse de swing et votre posture. Un shaft qui était parfait pour une vitesse de 90 mph peut devenir trop souple si vous générez maintenant 98 mph. Inversement, une perte de souplesse avec l’âge peut nécessiter un shaft plus léger ou plus flexible pour maintenir votre distance. Ignorer ce changement, c’est jouer avec un moteur qui n’est plus adapté à votre châssis.
Le deuxième signal est un changement technique majeur. Vous venez de passer plusieurs mois à travailler avec un pro pour modifier votre plan de swing, votre angle d’attaque ou votre posture. Bravo, c’est un excellent investissement ! Mais il est crucial de vérifier que votre matériel est en phase avec cette nouvelle technique. Par exemple, si vous avez appris à mieux compresser la balle avec un angle d’attaque plus descendant, le « lie » et le « bounce » (angle de la semelle) de vos fers doivent peut-être être ajustés pour optimiser l’interaction avec le sol. Garder votre ancien matériel pourrait freiner, voire annuler, les bénéfices de vos leçons.
Le troisième indicateur est plus subtil : une baisse de performance inexpliquée et durable. Vos distances diminuent progressivement, votre dispersion augmente, et vous perdez confiance dans certains clubs de votre sac. Si vous n’avez pas de douleurs particulières et que votre technique semble stable, le problème vient souvent du matériel qui « vieillit » ou qui n’est tout simplement plus en phase avec les micro-évolutions de votre swing. Un simple contrôle chez un fitter peut révéler un loft qui a bougé, un grip usé qui vous fait serrer le club trop fort, ou simplement confirmer que votre matériel est toujours bon, vous redonnant ainsi confiance.
Un fitting n’est pas un événement unique, mais un processus de suivi qui accompagne votre carrière de golfeur. C’est la garantie de toujours disposer de l’outil le plus performant pour votre swing du moment.
Têtes de driver 460cc vs compactes : laquelle pardonne le mieux les décentrages ?
Le choix de la tête de driver est crucial, et la taille est un facteur déterminant, surtout pour un golfeur avec un handicap entre 15 et 25. Le chiffre « 460cc » que vous voyez partout correspond au volume maximal autorisé pour une tête de driver. Et en matière de tolérance, le volume est votre meilleur ami. Il faut voir une tête de driver comme un trampoline : plus la surface est grande, plus vous avez de chances que la balle rebondisse bien, même si vous ne la frappez pas parfaitement au centre.
Une tête de 460cc offre un Moment d’Inertie (MOI) plus élevé. C’est un terme technique qui signifie simplement que la tête résiste mieux à la torsion sur les coups décentrés. Concrètement, si vous frappez la balle vers la pointe ou le talon du club, une tête à haut MOI va moins « tourner » à l’impact. Le résultat ? Vous perdrez moins de vitesse de balle et, surtout, la balle déviera moins de sa trajectoire. Pour un amateur, dont le centrage de balle n’est pas aussi régulier qu’un professionnel, cela se traduit directement en fairways touchés au lieu de roughs, et en bogeys au lieu de double-bogeys.
Alors, pourquoi existe-t-il des têtes plus compactes (autour de 420-440cc) ? Celles-ci sont destinées à une élite de joueurs. Une tête plus petite est généralement perçue comme plus « maniable », permettant de « travailler » la balle plus facilement (provoquer un fade ou un draw intentionnel). Elle offre aussi moins de résistance à l’air, pouvant générer un peu plus de vitesse de club pour ceux qui ont déjà une vitesse très élevée. Mais pour 95% des golfeurs, le gain marginal en maniabilité est largement effacé par la perte de tolérance. C’est un très mauvais compromis.
Pour un golfeur qui cherche à baisser son score, la stratégie est claire : maximiser la tolérance. Choisir une tête de driver de 460cc, c’est souscrire à une assurance contre les mauvais coups. Chaque coup qui reste en jeu grâce à la tolérance de votre club est un coup gagné sur la carte de score. Le fitting vous aidera à trouver le modèle de 460cc dont le centre de gravité et le loft sont optimisés pour votre swing, mais la base de la discussion doit être cette recherche de pardon maximal.
Ne sacrifiez pas la tolérance pour une prétendue maniabilité réservée aux pros. Votre portefeuille de coups vous en remerciera.
Pourquoi la vitesse de tête de club compte plus que la masse musculaire ?
L’un des plus grands mythes sur les fairways est celui du « gros frappeur ». On imagine souvent que pour envoyer la balle loin, il faut une force herculéenne. C’est une vision totalement erronée de la physique du golf. La distance ne provient pas de la force brute, mais de la vitesse de la tête de club à l’impact et de la qualité du centrage. C’est ce qu’on appelle l’efficacité biomécanique : comment transférer l’énergie de votre corps vers la balle le plus efficacement possible.
Pensez à un lanceur de marteau aux Jeux Olympiques. Il n’est pas forcément le plus musclé, mais il maîtrise la technique pour accélérer la masse au bout de la chaîne. Votre swing de golf, c’est pareil. Le but n’est pas de « frapper » la balle avec force, mais de la « fouetter ». La vitesse maximale doit être atteinte à l’impact, au bout de la chaîne cinétique (pieds, hanches, torse, bras, mains, club). Un joueur qui utilise sa force musculaire de manière explosive et précoce va en réalité rigidifier la chaîne et ralentir le club à l’impact.
C’est là que le fitting joue un rôle fondamental. Un matériel adapté, notamment un shaft avec le bon poids et le bon point de flexion (kick point), va vous aider à optimiser ce « coup de fouet ». Un shaft trop lourd vous ralentira. Un shaft trop rigide ne se « chargera » pas correctement pendant le downswing et ne restituera pas d’énergie. Le bon shaft agit comme un amplificateur de votre vitesse naturelle. Il vous permet de produire une vitesse maximale avec un effort minimal, favorisant un swing fluide et relâché.
Le fitting, via l’analyse TrackMan, mesure cette efficacité. On calcule le « smash factor » (vitesse de balle / vitesse de club), qui est un indicateur direct de la qualité de votre transfert d’énergie. Un bon fitting vise à vous rapprocher du smash factor optimal (autour de 1.50 pour un driver) en trouvant le club qui vous aide à centrer la balle avec le plus de vitesse possible. L’objectif est de vous faire gagner de la distance non pas en vous demandant de « frapper plus fort », mais en rendant votre swing plus efficient.
La vraie puissance au golf n’est pas dans vos biceps, elle est dans la synchronisation parfaite entre votre corps et un club qui travaille pour vous, et non contre vous.
L’essentiel à retenir
- Acheter des clubs standards est une perte financière : le surcoût d’un fitting est rapidement amorti en évitant des changements de matériel inutiles et en améliorant le score.
- Un fitting professionnel n’est pas subjectif : il s’appuie sur des données objectives (TrackMan) pour optimiser scientifiquement votre matériel à votre biomécanique unique.
- Chaque composant du club (shaft, tête, grip) a un impact direct et mesurable sur la performance ; un mauvais choix sur un seul élément peut saboter l’ensemble.
Grip de golf : comment trouver la pression idéale pour libérer les poignets ?
Nous avons parlé du moteur (le shaft) et du châssis (la tête), mais il reste le point de contact : le volant. Le grip est sans doute l’élément le plus sous-estimé du club, et pourtant, il conditionne l’ultime source de vitesse : la libération des poignets. Une pression de grip incorrecte est un frein à main que vous gardez serré sans même vous en rendre compte.
L’erreur la plus commune chez l’amateur est de serrer le club beaucoup trop fort. Cette crispation provient souvent de deux facteurs : le stress, ou des grips de mauvaise taille ou usés. Des grips trop fins pour vos mains vous obligent à « pincer » fort pour tenir le club. Des grips usés et glissants créent une insécurité qui vous pousse à serrer pour ne pas que le club vous échappe. Dans les deux cas, le résultat est le même : vos avant-bras sont tendus, vos poignets sont verrouillés. Cette rigidité empêche l’action de « charnière » naturelle des poignets (l’armement et le relâchement), qui est un accélérateur de vitesse majeur en fin de swing.
La pression idéale est souvent décrite sur une échelle de 1 à 10 (où 10 est la pression maximale) comme étant de 3 ou 4. Vous devez tenir le club assez fermement pour le contrôler, mais assez lâchement pour sentir le poids de la tête. Imaginez que vous tenez un oisillon dans vos mains : vous ne voulez ni l’écraser, ni le laisser s’envoler. Un bon grip, à la bonne taille, est essentiel pour atteindre cette sensation. Un fitter déterminera la taille de grip qui correspond à votre main, vous permettant de tenir le club avec une pression minimale et un contrôle maximal.
Changer ses grips régulièrement (une fois par an pour un joueur régulier) est l’un des investissements les plus rentables que vous puissiez faire. Pour un coût modique, vous retrouvez une sensation de sécurité qui vous permet de relâcher la pression. Ce relâchement libère vos poignets, augmente votre vitesse de club et, par conséquent, votre distance. C’est la dernière pièce du puzzle de la performance, celle qui permet à tous les autres ajustements du fitting de s’exprimer pleinement.
L’étape suivante n’est pas de vous précipiter pour acheter de nouveaux grips, mais de planifier un audit de performance complet avec un fitter certifié en Suisse. Il analysera chaque aspect de votre matériel, du lie de vos fers à la taille de vos grips, pour vous construire un arsenal sur mesure qui transformera enfin vos efforts en résultats sur votre carte de score.