
Votre mal de dos après 18 trous n’est pas une fatalité, mais souvent le symptôme d’un problème caché : une mobilité de hanches et thoracique limitée, amplifiée par le dénivelé.
- La douleur lombaire est une conséquence : le corps compense le manque de rotation des hanches et du thorax en sur-sollicitant le bas du dos.
- Une préparation ciblée sur la mobilité articulaire et un gainage fonctionnel est plus efficace qu’un renforcement musculaire générique.
Recommandation : Adoptez une routine de pré-activation de 15 minutes avant chaque partie et intégrez des exercices de mobilité thoracique pour protéger votre dos et libérer votre swing.
Le plaisir de jouer sur un parcours niché dans les Alpes valaisannes ou surplombant le lac Léman est une expérience que tout golfeur apprécie. Pourtant, pour le joueur de plus de 50 ans, ce plaisir est souvent terni par une réalité douloureuse : une lombalgie lancinante qui apparaît vers le 15ème trou et persiste plusieurs jours. On pense alors à changer de clubs, à ajuster sa technique ou à simplement « serrer les dents », en se disant que c’est le prix à payer pour pratiquer sur les magnifiques mais exigeants reliefs de notre pays.
Les conseils habituels fusent : « échauffez-vous mieux », « renforcez votre dos », « faites du cardio ». Ces recommandations, bien que pleines de bon sens, restent souvent trop génériques pour être réellement efficaces. Elles traitent les symptômes sans adresser la cause profonde, spécifique au geste du golf et amplifiée par les contraintes d’un terrain en pente. En tant que préparateur physique certifié par le Titleist Performance Institute, mon approche est différente, car elle est basée sur la biomécanique du swing.
Et si le véritable coupable n’était pas votre dos, mais plutôt un manque de mobilité dans vos hanches et votre cage thoracique ? Si la clé pour jouer sans douleur et avec endurance sur les parcours suisses n’était pas la force brute, mais une dissociation intelligente des segments de votre corps ? Cet article va au-delà des platitudes pour vous fournir un plan d’action préventif, basé sur une compréhension fonctionnelle de votre corps. Nous allons décortiquer les mécanismes en jeu, des routines d’activation aux exercices de fond, pour vous permettre de retrouver un swing fluide, puissant et surtout, indolore, quel que soit le dénivelé.
Ce guide est structuré pour vous accompagner pas à pas, du diagnostic des causes profondes à la mise en place de solutions concrètes et durables. Vous découvrirez une approche préventive et performante, spécifiquement conçue pour les défis que représentent nos parcours de montagne.
Sommaire : Préparation physique golfique pour les seniors sur les parcours suisses
- Pourquoi le manque d’échauffement cause 60% des douleurs lombaires sur le green ?
- Une routine de 15 minutes pour activer ses rotateurs avant le premier swing
- Yoga ou Pilates : quelle méthode privilégier pour gagner en fluidité de swing ?
- L’erreur de renforcement qui bloque la rotation des hanches chez les plus de 50 ans
- Comment adapter son cardio pour tenir 18 trous en altitude sans fatigue ?
- Gérer son souffle et sa fatigue sur un parcours à fort dénivelé
- Pourquoi la raideur thoracique est l’ennemie n°1 de votre backswing ?
- Gainage golf : les exercices indispensables pour protéger son dos et gagner en distance
Pourquoi le manque d’échauffement cause 60% des douleurs lombaires sur le green ?
Associer directement le manque d’échauffement à 60% des douleurs lombaires est une simplification, mais elle pointe vers une vérité fondamentale : négliger la préparation avant le jeu est la porte ouverte aux blessures. Le swing de golf est un mouvement explosif et asymétrique qui impose des contraintes énormes sur la colonne vertébrale. Partir à froid sur le tee n°1, c’est comme demander à un moteur de passer de 0 à 100 km/h en une fraction de seconde par une température négative. Les muscles, les tendons et les ligaments ne sont pas prêts à absorber et à transmettre cette force. Le bas du dos, carrefour de toutes les forces rotatoires, devient alors le fusible qui saute.
D’un point de vue médical, ce n’est pas surprenant quand on sait que les lombalgies représentent entre 24 et 34% des pathologies du golfeur, ce qui en fait la blessure la plus fréquente. Un échauffement efficace ne consiste pas à taper quelques balles à moitié. Il s’agit d’un protocole de pré-activation neuromusculaire. Son but est double : augmenter la température des tissus pour les rendre plus élastiques et « réveiller » le système nerveux pour qu’il recrute les bons muscles, dans le bon ordre. Il s’agit de préparer spécifiquement les articulations clés : poignets, épaules, et surtout, la colonne thoracique et les hanches, qui sont les véritables moteurs de la rotation.
Un échauffement bien mené, d’une durée de 7 à 10 minutes avant même de toucher un club, permet de mobiliser ces zones pour qu’elles participent pleinement au swing. En effectuant des mouvements de rotation contrôlés, vous rappelez à votre corps que ce sont les hanches et le thorax qui doivent tourner, et non la région lombaire. Cette simple routine prépare le corps à l’effort, améliore la performance dès le premier drive et constitue la première ligne de défense contre les douleurs lombaires qui gâchent tant de parties.
Négliger cette étape, c’est prendre un risque inutile à chaque partie, un risque que votre dos vous rappellera tôt ou tard.
Une routine de 15 minutes pour activer ses rotateurs avant le premier swing
Une fois l’importance de l’échauffement comprise, il faut passer à une routine concrète et efficace. Oubliez les étirements statiques longs et contre-productifs avant l’effort. Ce dont votre corps a besoin, c’est d’une activation dynamique qui prépare les muscles rotateurs et les stabilisateurs à l’action. Voici une routine de 15 minutes, à faire avant de vous diriger vers le practice. L’objectif est de réveiller le rachis, le bassin et les membres supérieurs.
Commencez par des mobilisations articulaires douces pendant environ 5 minutes : rotations des chevilles, des genoux, des hanches, puis des cercles avec les bras et des rotations douces du cou. Ensuite, passez à des exercices plus spécifiques au golf. Munissez-vous d’un élastique de résistance moyenne. Fixez-le à hauteur de poitrine et effectuez des rotations du torse en gardant les hanches stables, imitant la dissociation segmentaire nécessaire au swing. Faites 10 à 12 répétitions de chaque côté. Enchaînez avec des rotations externes de l’épaule, toujours avec l’élastique, pour activer les muscles de la coiffe des rotateurs.
Étude de cas : L’impact des étirements quotidiens
Jean, un golfeur passionné de 68 ans, a suivi un conseil simple : intégrer des étirements de ses hanches et de son dos dans sa routine quotidienne, en plus de sa routine d’activation avant le jeu. En seulement quelques semaines, il a constaté une nette amélioration de la fluidité de son swing, lui permettant de générer de la vitesse sans forcer. Ce gain de confiance sur le parcours est la preuve directe qu’un travail régulier sur la mobilité porte ses fruits.
Terminez par des mouvements imitant le swing sans club, puis avec un club tenu à l’envers pour travailler la vitesse. Incorporez des exercices d’équilibre, comme se tenir sur une jambe tout en effectuant un semblant de swing. Cette routine simple mais complète assure que vos muscles clés sont « en ligne » et prêts à travailler de manière coordonnée, réduisant drastiquement le risque de compensation par le bas du dos.
Avec de la régularité, cette routine deviendra une seconde nature et la meilleure assurance pour votre dos sur le parcours.
Yoga ou Pilates : quelle méthode privilégier pour gagner en fluidité de swing ?
Au-delà de l’échauffement, une pratique de fond est indispensable pour maintenir et améliorer les qualités physiques nécessaires au golf. Le Yoga et le Pilates sont deux disciplines plébiscitées, mais souvent confondues. Bien que les deux améliorent la souplesse et la force, elles présentent des nuances qui peuvent orienter votre choix en fonction de vos objectifs spécifiques de golfeur senior.
Le Yoga, avec son accent sur les postures tenues (asanas) et le travail de la respiration (pranayama), excelle dans l’amélioration de la flexibilité globale et de l’amplitude articulaire. Des postures comme le « Guerrier III » sont exceptionnelles pour travailler l’équilibre, une qualité essentielle sur les fairways en dévers des parcours suisses. Le travail sur le souffle est également un atout majeur pour gérer la concentration et le stress entre les coups. Le Pilates, quant à lui, est plus centré sur le renforcement du « core » (le centre du corps), le contrôle du mouvement et le gainage dynamique. Il cible spécifiquement les muscles profonds stabilisateurs de la colonne et du bassin, essentiels pour transférer l’énergie du bas vers le haut du corps pendant le swing. Le Pilates est une méthode de choix pour développer une force fonctionnelle et protéger la colonne lombaire.

En tant que préparateur physique, je ne vois pas ces deux disciplines comme exclusives, mais comme complémentaires. Cependant, si un choix devait être fait, le Pilates a peut-être un léger avantage pour le golfeur en quête de protection et de puissance, en raison de son travail très ciblé sur le gainage spécifique au swing. Le studio Pilates-Yoga Genève le confirme d’ailleurs, en soulignant l’efficacité de la méthode pour la performance sportive. Comme le rappellent les experts du Centre de Pilates et Yoga à Genève :
Le Pilates reste une activité physique exigeante et soutenue conseillée à toutes les personnes voulant accroître leur performance sportive (tennis, ski, golf, course à pieds, natation, etc.) mais également aux personnes souhaitant améliorer leur bien-être au quotidien.
– Studio Pilates-Yoga Genève, Centre de Pilates et Yoga à Genève
Pour vous aider à visualiser les bénéfices de chaque pratique pour votre jeu, voici une comparaison directe.
| Critère | Yoga | Pilates |
|---|---|---|
| Flexibilité | Amélioration excellente de l’amplitude articulaire | Travail ciblé sur la mobilité fonctionnelle |
| Force du centre | Renforcement par les postures statiques | Gainage dynamique spécifique au swing |
| Respiration | Techniques de Pranayama pour gérer le stress | Respiration contrôlée pour la puissance |
| Équilibre | Postures comme le Guerrier III excellent pour les pentes | Travail proprioceptif sur surfaces instables |
| Adapté aux seniors | Approche douce et progressive | Exercices modulables selon les capacités |
En fin de compte, la meilleure discipline est celle que vous pratiquerez avec régularité et plaisir, car elle deviendra un pilier de votre longévité sur les greens.
L’erreur de renforcement qui bloque la rotation des hanches chez les plus de 50 ans
Voici le cœur du problème, l’origine de nombreuses douleurs que je constate chez les golfeurs amateurs : le système de compensation. Avec l’âge et un mode de vie souvent sédentaire, la mobilité des hanches diminue. Au lieu de pouvoir pivoter librement, elles se bloquent. Face à ce blocage, le corps, qui veut à tout prix réaliser le backswing que vous lui demandez, va chercher la rotation ailleurs. Et la zone la plus proche et la plus mobile après les hanches est la région lombaire. Votre bas du dos se met alors à tourner bien plus que ce pour quoi il est conçu, coup après coup, jusqu’à la blessure.
L’erreur de renforcement la plus commune est de se concentrer sur les grands groupes musculaires (quadriceps, fessiers) avec des exercices en ligne droite (squats, presse à cuisses) tout en négligeant les muscles rotateurs profonds et la mobilité même de l’articulation de la hanche. Un golfeur peut avoir des jambes très fortes mais des hanches « verrouillées » en rotation. Cette force ne peut alors pas être transférée correctement dans le swing. Pire, elle peut accentuer les contraintes sur le bas du dos.
La preuve scientifique : le lien entre hanche et lombalgie
Ce n’est pas une simple théorie. Des recherches, comme celles menées par le Dr James Andrews en 2004, ont montré une corrélation significative entre la limitation de la rotation interne de la hanche et les lombalgies chez les golfeurs de haut niveau. Cela confirme que lorsque la hanche dominante ne peut pas tourner suffisamment, l’amplitude du mouvement lombaire augmente pour compenser, créant un stress excessif. La biomécanique du golf est un système interconnecté ; un maillon faible dans la chaîne (la hanche) entraîne la rupture d’un autre (le dos).
La solution n’est donc pas d’arrêter de renforcer, mais de renforcer intelligemment. Il faut intégrer des exercices qui restaurent et maintiennent la rotation interne et externe de la hanche. Des mouvements comme les « 90/90 » au sol, les étirements du piriforme ou les mobilisations avec élastique sont fondamentaux. Comprendre que la liberté de vos hanches est le meilleur garde du corps pour votre dos est un changement de paradigme essentiel, surtout lorsque l’on sait l’impact direct de ce mécanisme, comme le souligne la thèse de Maxime Bourgain sur la biomécanique du golf.
En libérant vos hanches, vous ne protégerez pas seulement votre dos, vous débloquerez également une source de puissance que vous pensiez peut-être avoir perdue.
Comment adapter son cardio pour tenir 18 trous en altitude sans fatigue ?
Parcourir un 18 trous, c’est déjà un effort d’endurance. Sur les parcours suisses, avec le dénivelé et l’altitude, cela devient un véritable défi cardiovasculaire. En effet, un golfeur peut marcher entre 6 et 12 km lors d’un parcours complet, souvent avec des dénivelés positifs de plusieurs centaines de mètres. En altitude, l’oxygène se raréfie, le cœur doit donc travailler plus pour fournir la même quantité d’oxygène aux muscles. La fatigue s’installe plus vite, la lucidité baisse, et la qualité du swing se dégrade à vue d’œil sur les derniers trous.
L’erreur fréquente est de penser qu’une bonne condition physique générale suffit. Or, il faut une préparation cardiovasculaire spécifique. Plutôt que de longues sessions de course à pied, qui peuvent être traumatisantes pour les articulations des seniors, privilégiez des activités à impact modéré qui simulent mieux l’effort du golf en montagne. La marche rapide en côte, que ce soit en extérieur ou sur un tapis de course incliné, est l’exercice roi. Le vélo elliptique ou le vélo d’appartement sont également d’excellentes alternatives pour travailler l’endurance sans chocs.

L’important est de travailler par intervalles. Par exemple, alternez 3 minutes de marche à rythme soutenu avec 1 minute de marche très rapide en forte pente. Cela habitue votre cœur à gérer les variations d’effort, comme celles que vous rencontrez entre le plat d’un fairway et la montée vers le green suivant. Deux à trois séances de 30 à 45 minutes par semaine sont un excellent début. N’oubliez jamais un échauffement de 10 minutes avant chaque séance et d’écouter votre corps, surtout si vous avez des antécédents cardiovasculaires. L’objectif n’est pas de devenir un marathonien, mais de construire une « endurance de posture » qui vous permet de rester stable et puissant du tee n°1 au green du n°18.
Une bonne préparation cardio ne vous aidera pas seulement à finir vos parties moins fatigué, elle améliorera aussi votre concentration et, in fine, votre carte de score.
Gérer son souffle et sa fatigue sur un parcours à fort dénivelé
Même avec la meilleure préparation physique, un parcours de 18 trous en montagne reste un défi. La clé du succès réside alors dans la gestion de l’effort durant la partie elle-même. Il s’agit d’appliquer des stratégies intelligentes pour conserver son énergie et sa lucidité jusqu’au dernier putt. La première règle est le rythme. Évitez de vous presser dans les montées. Adoptez une allure régulière et contrôlée, en utilisant des techniques de respiration abdominale : inspirez profondément par le nez sur plusieurs pas, puis expirez lentement par la bouche. Cela permet de mieux oxygéner le sang et de calmer le rythme cardiaque.
La marche entre les coups n’est pas du temps perdu, c’est un moment actif de récupération et de préparation mentale. Utilisez ce temps pour analyser la pente, choisir votre club et visualiser votre prochain coup. Cela permet au corps de conserver une certaine mobilité tout en laissant au système cardiovasculaire le temps de se stabiliser. L’hydratation et l’alimentation sont également cruciales. Buvez de l’eau régulièrement, par petites gorgées, même si vous n’avez pas soif. Emportez des en-cas faciles à digérer et riches en énergie comme des fruits secs, des noix ou une barre de céréales, à consommer à mi-parcours pour éviter le coup de fatigue.
L’endurance par la régularité : l’exemple de Catherine
Catherine, une golfeuse active de 60 ans, a mis en place une stratégie simple : elle a commencé à marcher plus régulièrement à un rythme soutenu en dehors de ses parties de golf. Ce simple ajout à sa routine hebdomadaire a eu un effet remarquable. Elle a rapidement constaté une nette amélioration de son endurance sur le parcours, ce qui lui a permis de finir ses 18 trous sans la fatigue habituelle et de rester compétitive jusqu’à la fin.
Enfin, soyez stratégique. Si la chaleur est intense, privilégiez les parties tôt le matin ou en fin de journée. Si vous vous sentez particulièrement fatigué, n’hésitez pas à vous contenter de 9 trous. Mieux vaut une excellente partie sur 9 trous qu’une épreuve épuisante sur 18. Gérer sa fatigue, c’est aussi savoir s’adapter aux conditions du jour et à ses propres sensations, une compétence aussi importante que la maîtrise du swing.
En combinant préparation en amont et gestion intelligente sur le terrain, vous transformerez les parcours vallonnés de défi redouté en terrain de jeu apprécié.
Pourquoi la raideur thoracique est l’ennemie n°1 de votre backswing ?
Après les hanches, la deuxième zone clé de rotation dans le swing de golf est la colonne thoracique (le haut et milieu du dos). C’est cette partie qui, en pivotant, permet aux épaules de tourner de 90 degrés ou plus par rapport aux hanches, créant ainsi l’amplitude nécessaire pour un backswing complet et emmagasinant l’énergie élastique pour le downswing. Or, notre style de vie moderne, passé assis devant des écrans, favorise une posture voûtée et une raideur progressive de cette zone. Le coach de renommée internationale Michael Boyle le résume parfaitement :
Le thorax est une zone de rotation qui va créer notre plan de swing, alors que les lombaires sont une zone de stabilité avec très peu de capacités de rotation.
– Michael Boyle, Coach sportif de renommée internationale
Lorsque le thorax est raide et ne peut plus tourner, le même mécanisme de compensation que pour les hanches se met en place. Pour atteindre une amplitude de backswing correcte, le corps va forcer la rotation au niveau des lombaires et des épaules, deux zones qui ne sont pas conçues pour cela. Résultat : perte de puissance, trajectoires de balle imprévisibles (slice, hook) et, à terme, des douleurs lombaires et des blessures à l’épaule (conflit sous-acromial).
Libérer la mobilité thoracique est donc non-négociable. Heureusement, c’est une qualité qui se travaille très bien avec des exercices ciblés. Voici quelques pistes :
- Rotations thoraciques à quatre pattes : Placez une main derrière la tête et essayez de pointer votre coude vers le ciel en ouvrant la poitrine, sans bouger le bassin. Tenez la position 3-4 secondes et répétez 6 fois de chaque côté.
- Utilisation d’un foam roller : Allongé sur un rouleau en mousse placé au milieu du dos, effectuez des mouvements d’ouverture des bras pour mobiliser les vertèbres thoraciques.
- Thérapies manuelles : Un kinésithérapeute ou un ostéopathe peut, par des techniques de traitement facial ou de dry needling, aider à libérer des rétractions profondes et tenaces.
En parler à votre pro de golf est aussi une excellente idée ; il pourra adapter votre swing à vos capacités actuelles tout en vous encourageant à travailler votre mobilité.
Un thorax mobile est la garantie d’un swing plus ample, plus puissant et infiniment plus sûr pour votre corps.
À retenir
- La douleur lombaire au golf est une conséquence, pas une cause. Elle résulte de la compensation d’un manque de mobilité des hanches et du thorax.
- Une routine de pré-activation dynamique de 15 minutes avant de jouer est plus efficace que des étirements statiques pour préparer le corps.
- Le gainage fonctionnel et les exercices de mobilité ciblés sont les piliers d’une préparation physique durable pour le golfeur senior.
Gainage golf : les exercices indispensables pour protéger son dos et gagner en distance
Nous avons identifié les zones de mobilité (hanches, thorax) et les problèmes de compensation. Le dernier pilier de la préparation physique est le gainage fonctionnel. Il s’agit du bouclier qui va protéger votre colonne vertébrale et permettre un transfert de force optimal. Le gainage, ce n’est pas seulement tenir une planche pendant des minutes. Pour un golfeur, c’est la capacité à maintenir la stabilité du tronc pendant un mouvement de rotation explosif. C’est l’endurance de posture qui vous évite de vous effondrer dans votre swing au 16ème trou.
Un programme de gainage adapté au golf pour un senior doit se concentrer sur le renforcement des muscles stabilisateurs profonds (transverse, obliques, multifides) et l’équilibre. L’objectif est de créer un « corset » musculaire solide autour de la colonne lombaire. Des exercices comme la planche (et ses variantes latérales), le « bird-dog » ou le « dead bug » sont excellents pour commencer. Ensuite, il faut introduire la rotation. Le « Pallof press » avec un élastique est un exercice anti-rotation fantastique. Les lancers de medecine-ball (léger !) contre un mur ou les rotations du buste avec un élastique sont parfaits pour travailler la puissance rotatoire en toute sécurité.
L’efficacité d’un tel programme est prouvée. Des programmes d’exercices adaptés peuvent réduire le risque de blessures de manière significative, une étude du British Journal of Sports Medicine (2022) évoque même une réduction potentielle de 40%. Pour être efficace, la régularité est la clé : 2 à 3 séances de 20 à 45 minutes par semaine suffisent pour voir des résultats probants. Vous conserverez non seulement votre distance au drive, mais vous pourrez surtout enchaîner les 18 trous sans fatigue excessive ni appréhension pour votre dos.
Votre plan d’action pour un gainage efficace
- Identifier les points faibles : Faites le point avec un professionnel (kiné, préparateur physique) pour lister les zones (stabilité lombaire, équilibre, force des obliques) à travailler en priorité.
- Inventorier vos exercices actuels : Collectez les exercices que vous faites déjà. Sont-ils statiques (planche simple) ou dynamiques et fonctionnels (avec rotation) ?
- Vérifier la cohérence avec le swing : Confrontez vos exercices à votre objectif golfique. Travaillent-ils la dissociation, la stabilité pendant la rotation, l’anti-rotation ?
- Évaluer la qualité d’exécution : Filmez-vous. Votre bassin reste-t-il stable pendant un « bird-dog » ? Votre dos s’arrondit-il ? Repérez ce qui est unique à votre mouvement par rapport à un modèle générique.
- Établir un plan d’intégration : Priorisez 3 à 4 exercices clés à intégrer 2 fois par semaine. Remplacez les exercices inefficaces et comblez les manques pour construire votre « corset » protecteur.
Pour une analyse personnalisée et la mise en place d’un programme sur mesure, l’accompagnement par un professionnel certifié TPI est l’étape suivante pour sécuriser votre pratique et retrouver tout le plaisir du jeu, sans aucune douleur.